lundi 21 décembre 2009

ALEHAMMER / TYRANT "at war with straightedge / go ahead, raise the dead" split Lp 9 titres

Bordel de merde, je m'étais juré de ne pas refaire une chronique métal de sitôt. Et puis je tombe là-dessus.
Les poilus de la feuille de chou prêteront le dit appendice auditif aux deux faces. La première celle de Alehammer ne décevra pas l'amateur de crustcore/discore qui tâche : thrash au possible, heavy à souhait, le genre de sulfateuse que ne renierait pas (notamment sur le plan grosse caisse pneumatique de "I cadge the furious one") des death-metalleux ricains si ces derniers n'étaient devenus, par la politique de marché à rassasier, si proprets.
Ce fond crasseux est le fil rouge de ce split puisque la face B, tenue de mains de maître par Tyrant, a, elle, ce gros côté black métal originel qui éloigne définitivement ce groupe d'une quelconque ambiance punkrock. Ici on parle des premiers Venom, Bathory, Sodom. Si vous en avez en tête, imaginez les tous ensemble en même temps, sursaturés, et la puissance gonflée à bloc (mais vraiment à bloc comme sur "Hell to pay"). Haineux et rageurs. Donc old school, bien crade, saucé crust, ultra puissant (puisque tous les potards ont l'air d'être dans le rouge), sans jeunisme (pas blindé de blast-beats de grindeux comme t'en trouves partout au rayon "émotion forte" du post-pubère peinturluré).
Tiens puisqu'on en parle, ben la face de Alehammer reprend la pochette de "At war with satan" de Venom... devenant "at war with straightedge" ! Grosse crise de rire !! Bande de poivrasses, va !!
Celle de Tyrant... ben je sais pas, ça me fait penser à toute la clique des pochettes de groupes thrash/death des années 80... mais impossible de dire si c'est une pochette revue et corrigée. Ma "culture" (tu parles...) métal s'arrête là. Fort heureusement, finalement !
En tout cas, ça fait un bon palliatif aux metalleux qui n'supportent pas les conneries plus ou moins fafs qui traînent dans ce merdier. On garde ici le côté malsain et agressif sans les crétineries de débiles profonds. On est un peu dans les plans des groupes comme Darkthrone qui ont abandonné les poses black-metal pour se détacher définitivement des natios et autres nazillons qui font triper les merdeux, et revenir aux origines (et déclarent faire du evil-rock) avec une ambiance d'enfer ! Sauf qu'en plus ici, on est sur des réseaux punks et que musicalement ça dépote n'importe quel crusty.
Une espèce de deux en un.
Punkrockeurs s'abstenir, vous l'aurez compris.
Ici le morceau qui a failli me rendre sourd : Tyrant "Hell to pay" (j'ai les ch'veux qui poussent , tiens !)










Label : agipunk

dimanche 13 décembre 2009

DRÖMDEAD "donde esta tu dios" Ep 7 titres

Fan du hardcore-punkrock scandinave des années 80 ? Une affinité toute particulière pour les groupes finlandais ? Kaaos, Tampere SS, Bastards, Riistetyt ? Un Chaos UK de la même époque ne vous dérange pas et même que des fois un p'tit Disorder ne vous rebute pas. Et bien dans l'ordre d'influence, vous vous y retrouverez grandement avec ces Vénézuéliens !
Un, ils ont un son qui se rapproche des groupes de l'époque (probable qu'ils aient un matériel similaire. Donc un brin perrave.)
Deux, ils gueulent de la même manière et poussent parfois le vice en ajoutant l'écho sur la voix qu'on retrouve souvent dans ces groupes bien foncedés.
Trois, ils font ça dans leur langue. Ils imitent, ne singent pas, j'aime bin cha mô.
Quatre, ils assument (bien que leur nom fasse davantage penser à un groupe suédois) : ils font une reprise du tube de Kaaos "Vaihtoehto", et s'en tirent avec les honneurs !
Le genre de truc qui bastonne sur scène.
Rappel pour ceux qui n'ont pas suivi : suite à une altercation avec une bande de junks, en septembre à Caracas, le guitariste a été poignardé à mort. Le chanteur et des membres du groupe Apatia No, ayant pris part au rixe, s'en sont sortis...
L'extrait suivant est le second morceau : "futuro borroso II"











label : Moo Cow

SANGRE "s/t" Lp 11 titres

Bien joué, pas surproduit, ce punk-là, mon vieux, il est terrible. S'ils semblent bien influencés par le Dbeat -ce qu'ils sont indéniablement- ces Néerlandais sont bien plus que cela.
C'est peut-être à cause de la double gueulante et surtout la voix rocailleuse et hargneuse de la chanteuse, mais je ne peux m'empêcher de penser à des groupes harcore comme Health Hazard et consorts (en moins vif et moins barré, mais les morceaux sont bien courts)...
C'est un peu saturé, un peu crade, bien noir comme il faut, ça sent un peu le crust, c'est du punk-hardcore, bien tapé, mais surtout bien balancé : une vraie touche, des changements de rythme, pas du brutal, mais pas du vulgaire.
Question ambiance on pourrait évoquer Fleas & Lice peut-être... car ils savent garder une touche bien punk aussi, voire punk-rock sur certains morceaux (In front of your eyes) ; des touches un peu mélodiques dans les guitares viennent parsemer certains morceaux (dont chemical warfare). Le tout souvent avec des textes directs et des refrains simples et répétitifs (CNN, I dont give a shit), toujours en anglais (hélas, mais que voulez-vous).
Quelque chose me tarabusque chez ce groupe, je sais qu'il m'évoque d'autres lascars... j'ai pensé un peu à Quarantine pendant un moment, mais ce n'est pas encore tout à fait ça. C'est plus brutal, moins gentil.
Bref ! Je laisse tomber la recherche. C'est du bon.
La preuve : "In front of your eyes"










label : autroprod

lundi 7 décembre 2009

GREENLAND WHALEFISHERS + SMZB "joining forces" split cd 23 titres

Chaque nouveau disque de GW est en soit un bijou. Punk à l'irlandaise façon folkrock Poguesien... en gros : tu prends les Pogues... des fois c'est pareil, des fois c'est mieux et des fois c'est un plus puissant. Si tu ne connais pas le groupe en question, disons qu'ils ont su mêler rock (le chanteur Shan Mac Gowan étant auparavant dans un groupe punk), zik traditionnelle irlandaise (alors qu'ils étaient anglais) avec talent (autant dans les reprises de vieilles chansons que dans les compos).
Le truc marrant c'est que, outre le fait que le chanteur de GW à la même voix que Mc Gowan quand il était plus jeune, moins bouffi par l'alcool, plus talentueux, ce sont des Norvégiens ! Ben on dirait pas. C'est tellement bon qu'on s'en fout un peu, mais ils pourraient être papous que ça ne me remuerait pas le moindre sphincter. Rien.
Ici, nil novi sub sole (traduction : c'est pas nouveau d'avoir envie de bouffer une sole meunière pendant une croisière sur le Nil) : c'est une tripotée de tubes tubesques pas percés que l'on retrouve sur le restant de leur discographie. C'est un peu comme si t'avais pas besoin de te faire ta propre compile des meilleurs moments de.
Punk Shanty, Johnny Lee Roth, dans mon top ten. La première pour l'efficacité d'une chronique punk avec flûte celtique. La seconde pour les 2 temps : l'un babacoolisant genre "Tri Yann [en angliche] - et en mieux quand même - baise avec Alan Stivell sur la plage pendant une marée d'équinoxe", mais qui fait vraiment traditionnel au possible et le second ben comme à l'accoutumée (j'vais pas me répéter non plus). Bref génial. Comme tout disque des Péqueux d'baleines du Groenland (c'est tout de suite moins classe, hein !), ça passe en boucle chez oim.
SMZB (je déteste ces noms en initiales, c'est chiant à prononcer et on ne les retient pas), sont chinois. On pourrait se dire "ouah !" Eh ben, le problème c'est que, tout comme leur coreligionnaires, on dirait pas. Ils font du gros punk aux influences folk-celtique, mais version gros biscotots style DropKick Murphys, en anglais et tout et tout.
Sauf qu'on n'a pas besoin de 2 groupes comme DM. Un seul suffit. D'autant plus qu'ils sont toujours en activité et que du côté de SMZB on est inspiré une fois sur quatre. Par contre quand ils font bien... ils font bien, vraiment bien, ne soyons pas chiens. Ça serait tout de même le seul groupe de punk celtique de Chine actuellement. Marrant.
Mais, soit dit en passant, il y a plus de feeling dans l'œil vitreux d'un Mc Gowan ivre mort se vomissant dessus que dans toute une raïa d'amerloques prêts à chialer, la main sur le cœur, en regardant flotter la bannière étoilée ! Bref, DM il y a mieux comme modèle à suivre, quoi.
Passons.
Pour résumer 18 tubes (sur 18... un sans faute quoi) pour GW, 2 (sur 7) pour SMZB, si vous ne connaissez aucun des groupes, c'est une valeur sûre.
La pochette est, comme souvent chez GW, assez nulle.
Zou, voici "Johnny Lee Roth" parce que c'est bon et que GW c'est quand même une claque :










Labels : Dirty Old Man / DeadLamb / Rebellion
site : GWF / SMZB (là, j'ai pas trouvé)

dimanche 6 décembre 2009

TORTYR "Ingen Kommer Undan" cd 12 titres

Après l'époustouflant split avec Warvictims, sorti déjà il y a 2 ans, je ne pouvais pas louper leur premier album vomi il y a quelques mois.
Sans être déçu, je ne pensais pas qu'ils adopteraient les poses de Skitsystem, Disfear, et consorts. Un son ultra-revu dans les basses à mort, peut-être trop volumineux pour être honnête (genre on a tous joué dans un caisson de basses géant) ; le gros mur de guitares (avec trémolos-picking), ton graveleux (car saturé) et, du coup, vombrissant (genre tronçonneuse en marche dans une bétonnière). C'est pas ça, c'est bon, moi j'adore ! Mais c'est du coup moins "frais" que les titres précédemment évoqués (voir chronique du split, il faut vraiment tout vous dire !), moins dis/punk... plus typé crust/death/black suédois sur les bords (juste sur les bords). Le chant de Thomas Lindberg (môsieur Disfear, ex-Skitsystem) sur 2 titres (Ingen Kommer Undan [personne ne s'en tire] et Jag faller [je tombe]) ne fait qu'ajouter au tableau de mélange de genres que maîtrise cette partie de la Scandinavie (j'ai même l'impression qu'ils en sont les spécialistes mondiaux !). C'est un style que Martyrdöd (principalement sur l'album In Extremis) a porté à un niveau d'excellence assez élevé. Intensité, puissance, virulence, ambiance glauque, agressive et guitares acérées en sont les ingrédients. Mais Tortyr ne sont pas encore arrivés aussi haut. Il leur manque une chouille de subtilités qui me semblent nécessaires à tout groupe crouteux bien décidé à miser sur le gros métal qui tâche (ce qu'il fait qu'il vaut mieux l'écouter au casque pour bien tout capter).
Quoi qu'il en soit si le crust suédois vous va comme une moufle vous aurez très certainement une bonne oreille attentive pour ces gaillards qui pour un premier album se démerdent pas trop mal et sont suffisamment agressifs pour en rassasier plus d'un, jävla skit !
Et puisque le public réclame à corps et à cri un peu de son, voici le titre éponyme :










site ouebe (tout nul) : Tortyr
label : D-Takt & Råpunk Records

samedi 5 décembre 2009

WARVICTIMS + TORTYR "split ep" 6 titres

Le média de base, de masse, me déçoit beaucoup... à l'époque de la première guerre du Golfe tout le monde bandait sec sur l'arsenal ultra-sophistiqué déployé par l'armée américaine pour déchiqueter les méchants. Une débauche de technologie pour de la tripaille éparpillée façon puzzle. Brave petits soldats de l'infos, "nos" journalistes, tous au garde-à-vous, nous balançait la sauce de la Maison Blanche d'autant plus généreusement que le gouvernement français avait décidé de prendre part à la partouze... euh... à la zigouille. Qui n'a pas frémis de plaisir à l'écoute des commentaires des baveurs baveux qui nous parlaient des frappes chirurgicales ? La chirurgie, avant de gonfler les nichons des radasses en mal de reconnaissance pour le plaisir des débiles en mal de virilité, ou de remonter les fesses, sauvait des vies ! Et ça ne gênait personne (ou si peu de gens) qu'on assimilât ainsi un missile, un engin de mort, au geste de précision de la main qui peu sauver un/e individu/e. En tout cas, ça ne gênait certainement pas les journalistes.
C'était les premiers missiles qui ne tuaient pas de gens. Non-non, ils explosaient en technicolor, c'est tout. Et surtout ils ne tuaient aucun civil, c'était dit et répété. Normal : c'était chi-rur-gi-cal. Et tout ça, dans nos écrans de télé. Trop classe. Les fumiers.
Pas une tripe à l'air, pas un cadavre à l'écran. Pas d'images, pas de morts, pas de blessés, pas d'estropié.
Après quelques années on a bien parlé des traumatismes des soldats. Américains, bien sûr. La parole au vainqueur, bien sûr. Même s'il n'a pas vraiment gagné. Mais des Irakiens ? Pratiquement aucun (ou si peu).
Au final, j'aimais cette forme de totalitarisme faux-derche, mais clairement et distinctement dans un camp. On ne faisait pas semblant dans le déballage et on nous sortait la totale pour nous en foutre plein la vue, afin que l'on dise oui-amen à toutes leurs conneries.
Depuis, ça se lisse, ça se polisse. On ne nous montre pas davantage les atrocités d'une guerre, surtout quand c'est nous qui la faisons. Il faudrait quand même pas nous rappeler qu'un soldat c'est fait pour tuer, tuer, tuer et encore tuer. Pour des intérêts qui le dépasse. Ce con. Mais il est fini le temps du high-tech fort en gueule, viril et rutilant. Fini la surenchère de super-zobs qui font bip et qui font flash. On envoie des soldats en Afghanistan, même pas une calculette scientifique à l'écran pour nous impressionner.
Avouez que c'est frustrant. Il est où le sens du spectacle là-d'dans ?
Moi ça me déçoit.

Quel rapport avec une chronique d'un split Ep ?
OK, j'explique.
1 - c'est une galette de pétrole distillé, trifouillé, sauté au gingembre et étalé comme une crêpe.
Si t'as pas pigé le rapport avec l'Irak, c'est que t'es digne d'être militaire. Ils embauchent, ça tombe bien, tu finiras pas chômeur.
2 - La première guerre du Golfe c'était au tout début des années 90. Grande époque pour les groupes à la Discharge.
3 - La guerre est un sujet de prédilection des dits groupes.
4 - Avant c'était mieux. D'abord parce que c'est passé et le passé c'est passé. Alors forcément...

Warvictims (dont le style hardcore/crust a déjà été chroniqué dans ces pages) mettent dans le mile (au point qu'on leur passe même les 2 titres en anglais). Bon son, rythme "dis" bien mené. Font dans le bon, dans le classique. Un plaisir sans cesse renouvelé. Un peu comme un vin que t'as goûté une fois, que t'as gardé, mis de côté, presqu'en l'oubliant, mais à chaque fois que tu ouvres une bouteille, tu te dit : "merde, il est vraiment bien, j'ai bien fait d'en prendre quelques une !" Et là-dessus, tu te ressers.
Tortyr, eux, officient dans la même cour de récré, mais du côté de la cour où y'a les graviers à balancer à la gueule des copains ! (si possible dans les yeux. Comme ça t'apprends à viser)
Plus rapide, plus sales, plus saturés, plus gueulards, plus violents, plus agressifs, tout en suédois égosillé... quelle claque !
Une sorte de bouteille sans étiquette sur laquelle tu tombes, avec une robe quelconque, mais qui, au nez et en bouche, fait péter une farandole d'arômes de fruits noirs, de truffe, de cuirs, de clous et de cartouchière... euh... je mélange tout, là, non ?
Mention particulière au troisième morceau de cette face ("Fy Faan Vad Jag Hatar Dig"), véritable ode à l'amour (nota bene : la traduction du titre est "Et merde, que je te hais") qui pose un peu le rythme, avec une hargne bien à fleur de microsillons.
C'est bon, c'est très bon. C'est même meilleur que Victims !
Ah ben tiens, je n'résiste pas à l'envie de vous le proposer à l'écoute :












dimanche 29 novembre 2009

HIROSHIMA MON AMOUR "no hope for a useless generation" Lp 12 titres

Des anciens de Revolvers et (2nd) District (les allemands - je précise parce qu'avec des noms nazes comme ça, ils pourraient aussi bien être du Vénézuela que de Roumanie) constituent HMA. Quel changement ! Ah ça ! Bon, je ne parle-là que du nom qui est un peu plus original, mais pour le reste... tu prends les 2 groupes sus-cités et tu penses à la dérive rock'n roll type guitar-heroes qu'ils avaient adoptée. Et t'as HMA pile poil.
Alors 1) c'est pleurnichard 2) trop de guitares qui se la pètent 3) c'est pas vif c'est rock, c'est tout 4) 2 chansons en allemand seulement 5) des plans mélo très d'jeun'sss dans le vent sont légions.
On dirait une mauvaise reformation d'un groupe de glamrock/hard FM revenus à l'essentiel.
Parce que c'est trop. Parce que c'est travaillé pour être léché. Parce ce que c'est téléphoné au possible.
Heureusement de temps en temps un rythme un peu plus teigneux ("no hope for the useless"), voire streetpunk ("Radio Mon Amour"), un riff de guitare ou un gimmick ("liebe & ein kuss" ; "wir müssen hier raus" [cette dernière n'étant pas d'eux, mais de Ton Steine Scherben que je ne connais pas]) sauve le morceau.
Mais l'ensemble est un peu trop prévisible et prétentieux voire caricatural. A chaque titre on se dit "ça c'est bien !" en essayant de repêcher (par désespoir) ces pauv' malheureux. Un peu de la même manière qu'avec Turbo Negro : ils peuvent faire du très bon et de la très grosse soupe avec les mêmes ingrédients.
On s'attend même à des paroles sur... l'amour à la plage "bahoumtchatcha", l'amour qui brise leur petit coeur de beurre de grand rockers qui, sous le blouson de cuir, possèdent une émotivité à fleur de peau à l'eau de rose. Bon c'est pas toujours le cas, mais quand même y'en a !
Ça pourrait carrément passer en première partie de Tokyo Hotel, alors 'faut pas déconner les gars.
Et le pompon c'est que le livret (qui est le même que celui du cd vu le format) parle d'une reprise de Lord of the new church "Russian roulette" que je ne trouve pas sur mon disque... ! Mais bon vu que j'ai du mal à l'écouter complet, j'l'ai p't'êt'e loupé. Ca ne me chagrine pas plus que ça LOTNC faisant partie de mon top ten de l'ennui.
Ça doit tout de même être des bons gars puisque produit par Dirty Faces (ouais ou des potes à eux tout simplement...)
Allez j'arrête là.
ps : la pochette est chouette.










dimanche 22 novembre 2009

AFGRUND "svarta dagar" cd 14 t. + "vid helvetets grindar" cd 15 t.

Il y a deux ans Afgründ sortait le claquôt crustcore/grind de l'année : Svarta Dagar.
Pour résumé, ça serait un mix quasi parfait de Nasum & Skitsystem. Production bien torchée, métal à souhait, hurlements bien raclés, basse saturée, un son sale et puissant comme il faut. Un vrai pont entre punk/crust (version disbeat et consorts) et métal extrême comme savent si bien le faire les suédois.
Une vraie parenté avec Skitsystem assumée puisque faisant l'objet d'une reprise très honnête d'un des titres les plus cartons des (regrettés) aînés en question (Maktens murar rasar).
Les chansons alternent quasiment toute rythmique hardcore efficace entrecoupée de blast-beats grind typiques (tu sais, quand le batteur semble devenir épileptique) avec riffs "vibrants" ultra métal. Certaines sont à dominante crust : katarsis ; raderad ; soundersupen, parmi les meilleurs morceaux de l'album. D'autres sont à dominante "chevelu moderne" : hjartslag och djupa andetag pour le côté headbanging-style/metalcore ; tarar hjalper foga pour le "moderne" avec structure inhabituelle et riffs dissonnants. Ce second aspect étant un peu gavant car on ne peut rien retenir... désolé, mais j'aime bien siffloter les airs des titres que j'apprécie. Donc quand je ne peux rien discerner, si rien ne se retient... ben nécessairement, j'oublie. Et c'est rédhibitoire.
Un break qui n'a rien à foutre dans l'histoire (roulettehjarta) vient gâcher l'album à mi-parcours, mais lui aussi sera bien vite oublié puisqu'il est suivi par le tube raderad (déjà cité).
Un album à posséder pour les crusties en herbe et les grindeux ouverts, les punks ultras et tous les autres zazous du même poil avec toutes les appellations d'origine incontrôlée que vous voudrez, j'en ai rien à foutre.

Et le second album... attendu. Décevant. Commercial (toute proportion gardée évidemment). Textes souvent en anglais, son aplati et davantage dans les canons du métal survendu ces 15 dernières années. Le mur du son fait place à des instruments trop proprement mis en valeur. S'il n'y avait pas cette guitare graisseuse à la Entombed et cette construction toujours recherchée des morceaux, je mettrais volontiers cet album, moins crust, moins "intense", dans le tout venant des surboostés et des violents, puissants, mais ne sort pas du lot, ne reste pas dans les mémoires. Même la pochette est moins inspirée. Dommage.

Donc un des tubes du premier histoire d'être sûr (raderad).













Un morceau du second qui me semble relever le niveau,
même s'il est en anglais...
(the empire)


Attention, je viens de lire sur le site du label actuel du groupe (Willowtrip) qu'un nouveau cd remixé et remasterisé du premier album est sorti. Je n'ai pas cette version. La chronique de Svarta Dagar repose sur la version d'origine sortie chez Lifestage Productions.
Hum... va p't'êt'e falloir laisser béton tous ces labels métal à la con, non ?

jeudi 5 novembre 2009

LAUTSTÜRMER "audioplague outbreak alert" ep 5 titres

Pour les impatients qui attendent angoissés la prochaine production de Driller Killer qui n'en finit pas de tarder, ils pourront se mettre Lautstürmer dans les cages à miel pour se soulager les hémorroïdes ou la boîte crânienne. Les amateurs de (la reformation de) Anticimex, de Black Uniforms, et plus généralement de métal punk-hardcore (au pire la version English Dogs du genre) écouteront tout ça avec une oreille attentive. Je pense même qu'il reprendront deux fois des nouilles à cette occasion.
Ce sont des anciens membres de Driller Killer... en l'occurrence probablement le batteur qui a fait le meilleur boulot pour le groupe (sur Fuck the World et Reality Bites), le guitariste qui est resté le plus longtemps (3 derniers albums, ce qui rend la ressemblance avec le DK des derniers temps extrêmement flagrante. Forcément.), et un ancien bassiste (mais là j'ai la flemme de farfouiller quand il était présent). Le résultat est à la mesure des espérances ! Si vous avez les tuyaux à esgourdes graissés à Motörhead, les moulins à vent saucés au suinteux, et le coeur (comme c'est beau) foncièrement hardcore/crust (là, c'est moins poétique), vous vous y retrouverez très certainement.
Autre bon point (au bout de 10 je leur offre une image) : ils ne cherchent pas à se pousser du col avec une trop grosse production (oui parce que celle-là, il faut savoir les assumer, c'est pas donné à tout le monde), donnant la part belle à l'énergie et à un mixage qui n'aplanit pas les instruments. Ah ? C'est du punk. Ah ben j'comprends tout alors... voilà pourquoi ça gicle.
Ah tu veux du son ? Ben voilà "we are the audioplague"

Et puis tu me diras si ça ressemble pas un peu à "Only in dreams" de Anticimex (sur l'album Scandinavian Jawbreaker), tiens !

Alors, hein... ?!











lundi 2 novembre 2009

DISKELMÄ "fun is over" LP 13 titres

Une voix poussive de hardcoreux américain tatoué, en bandanas et basket, et une guitare qui, la plupart du temps thrashe simplement sur des morceaux expéditifs. Dit comme ça, ça pourrait passer pour une chronique de fond de cuvette. Genre que je vais descendre ce groupe qui n'a même pas la délicatesse de chanter en finnois (une honte quand on connait la subtilité sonore de la langue. Je dis ça sans ironie aucune), et bien non. Malgré tout. De prime abord je trouvais qu'ils se la pétaient : la voix d'abord, ça vient d'être évoqué, le thrash un peu simpliste contrebalancé par des envolées de guitare-héros mortelles (en en chorus des fois ! "Bloody Tears" est un bon exemple), et puis force est de constater, après 2 ou 3 écoutes, que tout passe en fait. La sauce prend, et ça peut le faire carrément en concert. Ils mêlent un grosse patate hardcore sur des plans métal finalement pas désagréables car ni systématiques ni trop longs (les riffs de grattes sur "Born to loose" durent même pas 2 secondes, et le solo -10 secondes- passe très bien). Un double chant bien hargneux et une batterie (qui ne joue pas de la grosse caisse comme mon oncle Henri le f'sait avec son pied-bot) cartonnante viennent remettre les pendules à l'heure là-dessus, nous rappelant qu'ils sont finlandais et doivent bien avoir dans leur musette un p'tit Riistetyt (de la reformation) dans leurs influences. Ou un Forca Macabra ? Euh, p't'êt'e ben.
Thrash punk ? Hardcore punk ? Métal punk ? Thrash Hardcore ? Bon ben tu vois quoi.
Un exemple ? OK, un exemple : "Bloody Tears" (puisqu'on le citait tout à l'heure) :











dimanche 18 octobre 2009

WARCRY "not so distant future" cd 8 titres

Prends un gros sac de gravier, de Discharge, de métal, tu concasses le tout avec une sauce un peu hargneuse et t'as un merveilleux tout-venant crust qui fait très bien l'affaire entre la poire et le fromage... euh, non... enfin... entre 2 groupes "intense", un peu de brutal limite primaire, mais enlevé, ça le fait. Quand t'as besoin d'une bonne dose de standard bien foutu, puissant, heavy à souhait, avec un son touffu, ben tu prends même si ça casse pas trois pattes à un canard.

En écoute, parce que c'est bon quand même, bordel, un titre qui vaut l'coup d'oreille juste pour une intro comme je les aime (solo de batterie, solo de basse et roule poupoule) : "The New Age"













label : Feral Ward

FRANCOIS CORBIER "presque parfait" Cd 16 titres

François Corbier Jeune (années 60 je suppose) c'est un peu un mix, physiquement parlant, entre le Nino Ferrer et le Hugues Aufray de l'époque. C'est assez étrange., vous n'trouvez pas ? Incroyable, non ? Bon, ok, je suis l'seul à bloquer. En tout cas ça c'est de la vieille photo, hein !? (là, j'essaie de rebondir) Sinon, on pensera ce que l'on voudra des chansonniers en question, je reste campé sur la position suivante : ils avaient une plume ces gars-là... ouais bon p't'êt'e pas tout le temps... y'avait un brin de poésie et pas nécessairement crétine. Je n'irai pas plus loin puisque je n'apprécie pas particulièrement ce qu'ils faisaient, et ce n'est de toute manière pas le lieu, mais il faut savoir reconnaître le talent/la qualité même quand on ne sait pas goûter l'art/le lard. On peut ne pas écouter de zik classique, voire détester ça et tout de même reconnaitre que Beethoven était un foutu compositeur. Non ? Bon. Ben je trouve. Je continue donc tout seul, m'en fout !
Corbier associe le talent d'écriture et le goût du joli verbe. Et du sens (oui parce que la poésie sans queue ni tête, moi ça me gave), ce qui ne gâte rien. Il joue avec les mots et les mélodies (Les chanteurs de l'ossuaire), il joue avec les calembours et l'humour (Bahamas), joue avec la "politique" comme un Brassens ou un Ferret (Chocolat - racontant l'histoire d'un épicier de campagne libertaire qui ne plaisait pas aux autorités car trop gentil ; Nucléaire). Enfin, il serait plus convenable de ne pas différencier ces qualités, puisque dans toutes les chansons citées, ainsi que dans d'autres, le cocktail est très souvent complet. Finesse et cocasserie, délicatesse et confiserie. Le dernier mot c'était pour la rime, même si cet album se déguste.
Je flashe moins pour ne pas dire pas du tout sur un ou deux titres aux accents rythmiques bossa nova. Souvent les chansonniers s'inspirent des rythmes d'Amérique du Sud quand ils n'ont plus d'inspiration. Même si ce n'est très certainement pas le cas de FC, ça m'évoque tout de suite cela : un filon surexploité. D'autant plus que les chansons ne semblent pas totalement abouties.
Un détail dans un océan d'intelligence.
Une chiure de mouche dans un océan de bon goût, même si de ce fait, je trouve le précédent album ("Tout pour être heureux" plus riches en gros "tubes")
Mais, nom d'une pipe en carton ou d'une valise en bois, me direz-vous, que viens foutre un chanteur français, sa guitare, son ukulele, dans un fanzine anarchopunk ? Et bien mes p'tits amis (euh... là, c'est une expression, vous n'êtes pas tous mes amis, d'ailleurs je ne vous connais pas. Et cessez de me regarder ainsi, bordel !!), c'est simple : il s'autoproduit, vend ses disques et se distribue lui-même [à ses concerts, vous le trouverez (lui ou sa femme) derrière son stand de disque]. Une démarche qui n'est pas pour me déplaire et rare dans son métier. Un soupçon d'humour aux accents libertaires et moi j'accroche. Il a en plus comme énooorme qualité d'être à l'écoute et sympathique.











site/label/infos/tout quoi : François Corbier

jeudi 8 octobre 2009

UNCURBED "Back From The Ditch" 15 titres

Je n'ai jamais été très grand fan d'Uncurbed. Leur crust était souvent assez peu inspiré. Fort proche de ce que j'aime dans le fond, c'est vrai, mais rien qui ne décollait vraiment. Pour tout dire, j'étais surtout en phase avec l'attitude anarchopunk.
Ici le virage est sévère. La grosse touche de métal en plus, moins de double chant systématique, disbeat plus présent, un peu de thrash, basse ultra ronflante, accords revus dans les graves, son étoffé... n'en j'tez plus c'est bon, j'suis conquis ! Bon c'est vrai que ça américanise leur son. Aujourd'hui on dirait qu'ils se rapprochent du son de groupes surjoufflus, genre Flyblown (parce que j'y pense là, mais si t'en as d'autres sous le pied t'es sûrement dans le vrai). Mais ça touche sa maman au niveau du stérilet comme c'est pas permis !
Hum, ah ouais c'est tout en anglais (pas un mot en suédois, c'est con, merde, elle claque comme langue) et même que des fois je comprends : en gros ils n'sont pas très contents et l'univers dans lequel tu erres pauv' merde et ben c'est pas super-jouasse qu'i disent. Au cas où tu s'rais pas au courant ou au cas où t'en s'rais encore enclin à aller voter Bayrou.
Tu prends ta baffe et tu t'arrêtes là. Les réfractaires au métal et aux voix égosillées passeront leur chemin sans regret.












label : Agipunk
site : Uncurbed

mercredi 7 octobre 2009

The VICIOUS "alienated" Lp/Cd 16 titres

Dans un précédent post, je vous livrais tout le bien que je pense des suédois de Tristess.
Il serait indécent de ma part de ne pas faire référence au pré-Tristess : The Vicious.
Après 3 7" et 2 Lps, le groupe se sépare.
Leur second album n'a qu'un défaut et demi : celui d'être entièrement en anglais et d'avoir un pochette pas terrible. Le reste c'est 16 titres où les gros tubes de la mort qui broient leur mémé avec un tractopelle côtoient les excellents morceaux. Guitares à l'ancienne, peu saturées, aigrelettes comme il se doit (façon The Kids), airs et refrains qui te chopent l'oreille, chaque brulôts est incisifs comme il se doit, vraiment construits pour être retenus. C'est bien plus qu'efficace, c'est furieusement génial. Ce disque est beau, ce disque est bon, ce disque n'est pas un disque, c'est LE disque.
Tout amateur de Punk Rock (je met des majuscules pour bien montrer à quel point c'est de la came ce truc) doit absolument posséder ce disque. Il s'agit probablement d'un des meilleurs skeuds que j'ai la chance de posséder.
S'il est vrai que certaines boulettes de Tristess sont aussi bonnes, voire meilleures (et si quand même ! Ça vole haut.), ce n'est pas l'album complet (Hog & Lag blues) qui peut tenir la route sur un aussi grand nombres de morceaux contrairement à Alienated qui ne baisse quasiment jamais de régime.
Le choix du morceau pour illustrer mon propos fut extrêmement difficile, j'ai carrément pris au pif histoire de ne pas me prendre la tête pendant des plombes.
Voici donc "Illusions"... pas besoin d'être très balaise en anglais pour comprendre qu'ils n'en ont pas.













label : Ny Vag

The CLEAN CUTS "do-the-pop" Ep 4 titres

"Intéressé par d'autres textes de Clean-Cuts ? Vous ne devriez pas ! Nous n'avons rien à dire excepté le punk rock est génial et l'espèce humaine pue".

En anglais tout ça, "évidemment".
Si tout ça ne vous rebute pas, si le rien-du-toutisme affirmé ne vous gave pas trop, ou si simplement vous êtes prêts à vous contenter de simple zikmu l'espace de quelques minutes... ben profitez d'un punkrock ultra dépouillé faisant directement référence aux plus obscurs punkrockeux ou protopunks amerloques et britiches. Pas la moindre once d'originalité donc, vous l'aviez deviné, saupoudré d'un putain d'accent français à couper à la disqueuse rouillée.
A retenir ces gimmicks de guitares ici, de basses là, et ces petites trouvailles mélodiques qui parsèment les chansons et rendent un titre lent comme "Black & white" presque accrocheur et vraiment dans cette sale veine bien chargée de substances illégales qu'est le 77. Pas de technique (enfin... quand même...), juste de bonnes idées. Reste à bien savoir les doser et tenir la route.
J'attends de voir ce que pourrait donner ce qui couve là-dedans, mais ça peut l'faire, le potentiel, dans le genre, est important.












mardi 29 septembre 2009

J'aime pas les gosses. (attention super longue chronique - nécessite 1/4 d'heure de loisir)

J'ai longtemps cru que j'étais anormal, même les punks aiment les mômes, mêmes les anars aiment les gosses (surtout les anars), même les nazis aiment les mômes (enfin... surtout les leurs). La Terre entière aime les gosses. Tout ce beau monde se reproduit dans tous les azimuts sans se soucier ni de la planète, ni de nos vies, ni, disons-le, ni de celle de leur rejeton (ou alors trop tard).

Et moi ça vient pas. Comme un gros caca constipé. Mais je ne force plus, ça te colle de méchants hémorroïdes et après c'est la galère pour s'asseoir. Donc j'ai laissé tomber. Je suis anormal, j'aime pas les gosses. J'ai cherché à les comprendre et je n'y suis pas davantage arrivé que pour les adultes. J'ai cherché à me mettre à leur place et quoique doté d'un sens de l'empathie frôlant le handicap psychomoteur, j'ai pas réussi. Aujourd'hui j'assume davantage.

Il paraît que la France est le pays au taux de natalité le plus élevé après l'Irlande. Il faut reconnaître que l'enfant est bien plus que roi en France, il est saint. La religion n'est pas morte. Toutes les églises ne sont pas vides, en tout cas les cerveaux en sont pleins. Non pas pleins de vide, mais pleins d’Eglise, de morale, de bondieuserie, de béatitude, d’angélisme crétin.

Un individu, un couple en France ne peut pas ne pas avoir envie de faire des mômes.
Mieux : quels que soient les milieux (même les plus nihilistes), le fait de rejeter radicalement l'idée d'avoir des enfants, quels qu'en soient les arguments, est immédiatement perçu comme un phénomène plutôt “étrange”.
Il existe comme une gêne qui étreint fermement ceux qui refusent de se reproduire à en parler. Particulièrement à des parents, évidemment.
Oui, ok, je m'expose. Soyons franc : je trouve criminel le fait de condamner quelqu'un à mourir ; pire : condamner quelqu'un à voir mourir ceux/celles/ce à qui/à quoi il tient. Difficile à caser à des parents, n'est-il pas ?

Le milieu punk ou anarchiste ne s'emmerde habituellement pas ou peu pour balancer ce qu'il pense de telle ou telle saloperie ou de tel ou tel phénomène qu'il rejette (à part le "avorter c'est respecter" de Euroshima, j'ai pas beaucoup d'exemples). Par contre si l'on s'attaque à la parentalité, à la responsabilité profonde, et aux mômes, pourtant purement virtuels puisqu'on n'en veut PAS, et bien c'est une levée de boucliers, une volée de bois vert qui s'abat sur ta pelure.
La simple évocation de cette "stérilité" volontaire et définitive suscite surtout et avant tout du scepticisme. Rien de bien méchant me direz-vous, mais au bout de 15 ans, vous comprendrez mon besoin d'expression (à peu près) libre et mon irritation.
"Tu verras quand tu auras tel âge". Quand t'es ado, voilà comment l'adulte de base balaie d'une formule stéréotypée ta révolte, ta rébellion, ta rage. Un coup d'éponge "réponse à tout" pour éviter le débat, éviter de se ramasser une gamelle dans sa propre merde et éviter de sombrer dans les invraisemblables monceaux de compromissions dans lesquels chacun à tendance à s'enfoncer chemin faisant mais qu'il est si dur de reconnaître comme étant le choix de la facilité, la lâcheté ou l'ignorance ou l'inconscience ou la faiblesse. Facilité puisque seul le temps te donnera raison.

On pense alors qu'au fur et à mesure, l'intégrité que l'on s'emploie à préserver contre vents et marées finira par porter ses fruits. Que nenni, il y a forcément un moment où un sujet permettra à un ainé de te balancer la sacro-sainte chianlie réthoriquement proche du zéro absolu "tu verras quand tu vieilliras / quand tu auras tel âge". Parce qu'il y a certaines choses que celui qui a cédé refuse de comprendre ou refuse simplement d'envisager que l'on puisse faire autrement ou tenir bon, admettre qu'un individu convaincu peut s'employer toute sa vie à garder le cap (du moins sur certains points).
Et quand il s'agit des gosses c’est systématique : pour tous ça paraît impossible, inconcevable. Et pour certains même intolérable. Intolérable. Oui, oui tout à fait... certaines réactions sont parfois très agressives !
Quoi ?!
C'est si difficile au XXIè siècle de ne pas faire de gosses ?
C'est si inconcevable de refuser de plonger des gamins dans ce merdier ?
C'est si incroyable de ne pas avoir envie de supporter les bruits, les couches, les envies de Barbie, les réveils en pleine nuit ?
C'est si inconcevable de refuser de faire porter toute notre incompétence à améliorer ce monde de cons sur les épaules de ceux qui suivront.
C'est si incroyable de refuser de faire des héritiers au monde du nucléaire (pour plusieurs générations de responsabilités héritées de nos grands parents !!), du capitalisme, du chômage, de la misère, des luttes nécessaires, systématiques mais vaines ? C’est si inconcevable de ne pas trouver charmant une larve qui se chie dessus ou est susceptible de te dégueuler son biberon en pleine poire ?

Quotidiennement on peut se rendre compte que l'on est trop nombreux. La plupart d'entre nous habite en ville et l'augmentation de la population dans les métropoles est effroyable. On se marche dessus, on se bouscule, tout ça dans un climat de plus en plus anomique et particulièrement égoïste. Faut-il en ajouter une couche (culotte) ? 6 milliards d'êtres humains sur la planète, ne faut-il pas commencer à ralentir la cadence ? La misère même dans les pays riches est en constante augmentation, dans ces conditions ne vaut-il pas mieux, de notre propre chef, décider de mettre un frein à la perpétuelle croissance dans laquelle on nous enferme ? 6 milliards !!!! Bordel, ça ne vous suffit pas ????!!!
Les réactions classiques sont donc plutôt hargneuses, mais les arguments sont souvent relativement pauvres.
Face à celui de rejet du "monde pourri" (schématique, mais qui à l'avantage de la synthèse et puis c’est un des miens), c'est l'argument du "tout n'est pas si moche" qui prévaut.
Consternant !!
Face à la mort, la misère, l'hypocrisie, le chômage, le monde broyé par les profits, l'oiseau qui fait cuicui ou même le meilleur des Champomy rivalise difficilement à mes yeux, mais il faut croire que je suis davantage marqué au quotidien par les vacheries.

En second lieu, ton interlocuteur/trice émet un sentiment de pitié : "ta vie va être triste" couplé généralement à un "mais c'est bien un bébé" et/ou parfois remplacé par un "tu crois pas qu'un jour tu auras l'impression d'avoir manqué quelque chose ?" à la limite du crétinisme centriste.
Soyons franc. Une vie sans môme n'est pas une vie sans emmerdes et ce n'est pas non plus une vie sans joie (loin s’en faut). La plupart d'entre nous galèrent et se fendent la gueule sans môme. D’ailleurs globalement on se fend plus souvent la tronche avant d’être parent... je dis ça pour les bons vivants... en général ça les calme : moins de temps pour tout, tout tourne autour des moutards, la fatigue, les responsabilités en sont les causes.
Faut pas charrier. Si ta vie est triste parce que tu n'as pas de môme, oui effectivement tu es à plaindre, mais ton môme aussi sera à plaindre, surtout quand il commencera à ne plus dépendre de toi et que du poil au pubis lui poussera et que papa ou maman moins tu seras ! Ça promet des séances de psy pas piquée des vers ! Bonjour Œdipe, bonjour dépression.
Pour ceux dont la vie est déjà passablement remplie... rien à ajouter, je crois que c'est clair : un môme est totalement superflu.
Après le sentiment d'avoir loupé quelque chose... ben oui, mais quoi ? Sans savoir ce qu'est la parentalité (tant que tu ne l'es pas tu ne peux avoir qu'une vision parcellaire) et sans en avoir l'envie (mais une vraie envie, pas celle qui te pousse à faire les choses pour faire plaisir ou parce qu'“il faut bien qu’un jour ça arrive”), quel sentiment de manque peut bien naitre ? J''vois pas. J'ai un sentiment de manque de ne jamais avoir goûté du requin ? Non. Bon.
Par contre le sentiment d'être déconsidéré, d'être mal perçu, d'être différent, ça, oui, tu l'as.
Si tu as le malheur de dire que tu n'aimes pas les mouflets ! “Va dans l'métro, sale temps nase !” Euh, vade retro Satanas (non, pas Diabolo) !! Comment peut-on détester les enfants ? Mais pourquoi tant de haine ?? Pourquoi tant de méchanceté ?? Et gnagnagna... et pourquoi tant d’amour gniaseux, hein ?! J’t’en pose des questions ?!!

Soyons honnêtes :

1 - Aimer les gosses c'est comme aimer les harengs. Ça ne veut rien dire. Quand on aime les harengs ça peut être le poisson qui nage, faire de la protection de la faune marine, aimer manger les harengs pommes à l'huile ou déguster un filet fumé avec un verre de vodka. Bref. "Aimer" les enfants, c’est... avec du sel et du poivre ? N'importe quoi.
Aimer s'occuper des gamins c'est déjà un peu plus parlant... et encore. Certains mômes sont pénibles, plus chiants que leurs parents car moins inhibés par les normes/tabous/conventions sociales, ça donne parfois le pire, l'insupportable pénibilité du mouflet !!!
On peut aimer l'Humanité (pas le journal, pour ça faut être aveugle ou illettré) pour ce qu'elle a pu ou peut faire de “bien” (on dissertera de la notion de “bien” un autre fois), mais LES hommes... 'faut pas en côtoyer pour dire ça ! Ou alors être le dernier des chrétiens illuminés : aimer individuellement chaque crétin, c'est pathologique. Ça devrait pouvoir se soigner avec une bonne lobotomie ou un fusil de chasse à la Cobain.

2 - Ne pas aimer, ne veut pas dire "détester". Comme je le disais plus haut, pour détester il faut connaître. On peut détester s'occuper de mouflets parce qu'il existe des passages obligés et des emmerdements universels d'un moutard à l'autre. Mais tous les détester... ben pour ça faudrait tous les connaître... ça fait du monde. J’admets ne pas avoir assez de haine pour ça.

3 - Si jamais on me prend à dire, comme ici, que je déteste LES mômes, considérons cela comme une licence artistique... ou je n'sais pas moi... un raccourci facile, emporté par le tourbillon d'une exaspération poussée à son paroxysme par les braillements, les hurlements, les égosillements intensifs et ininterrompus d'un porc qu'on égorge... euh, d'un gamin qui n'a pas son jouet dans le rayon choucroute de son hypermarché favori ! (affublé d'un ou deux parents dont il est le fruit pourri, à n'en point douter ! On récolte que ce que l'on sème. Le regard ovin des dits "adultes" en est la preuve). C'est déjà pas marrant de devoir zoner dans l'hippodrome de la surconsommation (casaque verte toque jaune, la grosse madame chipsesque au caddie vient de doubler l'immonde monsieur suintant le salami qui tentait de lui chourrave sa place dans la file d'attente de la caisse), s'il faut en plus supporter les agressions sonores des marmots le pénible se transforme en infernal.

Quant aux inconvénients quotidiens de la mater/pater/nité, je renvoie tout à chacun aux innombrables expériences des parents que vous croiserez un peu partout (mais vraiment PARTOUT !). D'ailleurs une nana a écrit un bouquin là-dessus ; les “40 bonnes raisons de ne pas avoir de gosses” ("No Kid" s'appelle le livre, j'ai oublié le nom de l'auteure). “Alors quoi, ce n'est pas si tabou et si mal vu puisqu'on en fait des bouquins !!” Hé ! La nana en question est mère de famille ! La bonne blague ! Sinon vous pensez bien qu'on aurait pu prendre ça au premier degré... c’est en fait un bouquin qui s’adresse aux parents dont beaucoup ont un pincement au cœur en pensant à leurs années “avant”... combien ont franchi le pas par “obligation” et non par réel choix ou envie ? En général ils tirent un trait, font un peu d’auto-révisionnisme pour ne pas trop regretter et lisent ce genre de bouquin en riant (un peu jaune parfois). Il ne s’adresse pas aux autres. Ceux qui hésitent finiront par le faire de toute manière. Les autres savent.
Un film en promo ; il s'appelle "je déteste les enfants des autres"... aussi sec les protagonistes insistent sur le fait qu'"il y a beaucoup de tendresse pour les enfants", les journalistes mettent l'accent sur le fait que "le titre est un peu provocateur" car "on ne déteste pas vraiment les enfants dans ce film", etc, etc. Gerbant. Même un peu, une chiure de mouche de provoc' ne peut aller jusqu'au bout sur ce sujet.

Une question vous taraude, je le sais, ne le niez pas : "mais comment croit-il que les parents, notamment ceux qu'il connait, devraient prendre ça ?!"
Ben pour ce que c'est : d'abord mon point de vue, et une tentative de réflexion (certes sabordée par un certain manque d'esprit, pour ne pas dire intelligence, j’suis désolé je fais avec ce que j’ai) sur le rapport que les adultes ont avec les gosses, la place qu'occupe le môme dans le mode de vie (en tout cas en France), qui est incroyablement dominante. Une tentative désuette de mettre le doigt sur le manque total de recul de l'adulte sur l'obligation sociale, de l'imposition d'un modèle et d'un schéma de pensée assez caractérisé. On y sent l'influence énorme sur les mentalités de la religion sous un forme de faux-humanisme infantile si l'on peut dire ça de la sorte.

Le thème de l'éducation semble rarement abordé par les futurs-parents avant de procréer, et alors qu’une importante partie de celle-ci est sous le contrôle des impératifs sociaux-culturels : la société de consommation ciblant l'enfant-roi, perceptible à travers les médias et l'importance de ceux-ci dans et hors de la cellule familiale. Les influences dominantes que les enfants, véritables tonneaux sans fond à conneries pour enflures avident de liquidité, subissent de plein fouet, atteignent des proportions assez importantes ; même les parents vivants sans télévision sont confrontés à des demandes de surconsommation par leurs enfants obligés, à l'école, chez la nourrice, dans la rue, de se conformer aux engouements du moment. La résistance est rude. Quels parents en sont capables ? Quand on fait le bilan... quasiment aucun. La lutte est acharnée et sans temps mort.
Et que les parents punks ne se rassurent pas, ils y passeront aussi et s'ils ne cèdent pas aux sirènes, leur enfant morflera... ou vous fera morfler (ou vous êtes d’incroyable chanceux, soyez-en conscients !).
Mais la plus grande capacité de l'être humain à part faire souffrir et tuer, c'est évidemment l'oubli. Et bon nombre parents après avoir tirés des gueules monstreuses à chaque nouvelles emmerdes bien velues et chiatiques, iront te conter 3 ans après que c'étaient “les plus belles années”. C'est beau la mémoire sélective ! Ça aide à se convaincre que c'était plus agréable avant. Mais ils ont pas vu leur gueule ou supporté leurs humeurs à l’époque ???!!!
Pour rafraîchissement des mémoires donc, petit rappel à l'attention des oublieux, ou des aveugles-sourds-muets qui ne côtoient pas et ne croisent jamais de mouflets ou ne se rendent pas compte (heureux les simples d’esprits...) :

  • L'enfant est sale.
Il a souvent la morve au nez (c'est quasiment la saison des huîtres toute l'année avec lui !), ça guile, ça bave, ça dégueule, se fait caca dessus tout le temps et du coup pue de trop nombreuses fois dans la journée pour être honnête. Et sous prétexte qu'au début il n'a pas de dents, il ne se les brosse jamais ! C'est pas crade, ça ??!! Et quand il bouffe, il en fout partout, et cékikilave derrière, hein !? Je vous le demande !!?
  • L'enfant pue (voir ci-desssus).
Et quand il est propre il schlingue les crèmes dégueux testées sur les animaux (alors qu'il suffirait de les tester sur les mômes directement, on s'rait plus vite fixé). Plus tard, il est ado et n'aime pas l'hygiène et des fois c'est même l'hygiène qui ne l'aime pas tellement ça craint (et même que ça peut durer toute la vie et là ça craint encore plus et surtout pour l'entourage... notamment les collègues qui n'ont pas d’autre choix que bosser en apnée, mais là c'est autre chose).
  • L'enfant est affreusement moche.
Il a un profil larvaire qu'il garde des années avant d'obtenir un mixe des 2 têtes de cloportes qui l'ont engendré. A la naissance, il a une tête affreuse de gremlin couplé à E.T. ("mais qu'il est mignon..."), se chope une tête de gland dans les mois qui suivent, puis une tronche de débile, puis une tête de con... qu'il laissera s'enlaidir toute sa vie parce qu'il est trop crétin pour comprendre que ce qu'il voit dans la glace n'est potable que par la force de l'habitude de voir une image à l'envers ! Dans l'autre sens et avec un regard extérieur, c'est monstrueux. Laideron !
  • L'enfant est con.
Il mange sa merde si on ne l'en empêche pas. Comme un clébard. Et des fois même enfonce son vomi dans ses oreilles ou son nez si tu le quittes des yeux 30 secondes. Parfois il tente de bouffer ses pieds et suce tout ce qui passe à portée de bouche (je ne ferai malgré cela aucune preuve d'humour noir en sortant une vieille blague dégueu genre "il fait donc la joie des pédophiles", parce qu'on ne rit pas avec le malheur. Quoique). Il tire la queue du chat et viendra chialer si l'animal lui en colle une bien méritée en pleine poire. Il rigole aux pitreries des adultes qui se foutent de sa gueule en le prenant pour ce qu'il est : un sous-developpé qui rigole face à des glandus qui s'agitent pour l'amuser. Consternant.
  • L'enfant est bruyant.
Il hurle, il chiale, il braille, il gémit, il s'agite, il crie. Pour des milliards de raisons qu’il est le seul à connaître. J’ai déjà abordé ce point. C’est INSUPPORTABLE, merde ! Les muselières c’est pas qu’pour les chiens !
  • L’enfant est agressif.
Des fois il te frappe parce que t'as chourave sa tutute ou parce que tu lui dis "tu peux pas" (mais si tu lui rends la torgnole pour lui vriller la tête à cette empafé, c’est les parents qui t’agressent, y'a pas de justice) et malpoli (surtout qu'au début il ne sait pas parler [con et handicapé, voir sections ci-avant et ci-après, ainsi que ci-sauteuse] et qu'il rote à table systématiquement... et à l’adolescence les parents l'engueulent s'il recommence ! Quelle logik !). Et si tu le laisses roter, il s’arrête jamais, à la fin c’est lassant.
Et tout ça, tout le temps. Surtout quand les parents lui apprennent à faire comme eux.
  • L'enfant n'a aucune pudeur.
Surtout quand les parents changent sa couche macculée de diarrhée verte devant tout le monde. Parfois par vice il leur pisse même à la gueule tellement il aime ses excréments (section "l'enfant est sale") et pour inculquer à ses parents la manière dont il les traitera toute sa vie ! Et ça les fait marrer ces cons !
  • L'enfant est un handicapé chronique.
Il sait rien foutre, faut tout lui dire, il comprend rien. Et quand il grandit, c'est pire parce qu'il croit le contraire.
  • L'enfant est un perpétuel boulet pour les autres.
En effet si l'enfant fait une quelconque connerie, l'adulte présent se sent forcément responsable si les parents ne sont pas dans l'entourage proche. Et s'il n'intervient pas - même s'il ne veut pas de gamin pour éviter d'avoir à gérer ce genre d'emmerdes, même s'il ne supporte pas de s'occuper d'un lardon et que c'est tout de même pas à lui d'assumer la bêtise de ses contemporains bordel de cul !! - hé ben malgré tout les autres adultes lui reprocheront de n'avoir rien fait pour combler leur incompétence/absence. Et après t’es obligé d’avoir sa mort sur la conscience (y’a pas d’justice).
  • L'enfant est anti-écologique, anti-progrès social, égoïste, en un mot capitaliste.
Il consomme autant de couches que les vieux séniles. Il ne s'inquiète pas de savoir si ce sont des gosses (comme lui pourtant !!) pakistanais, chinois, qui meurent à confectionner dans des conditions pourries ses chaussures hors de prix et ses jouets débiles. Il refuse tout le temps de partager ses jeux et ses bonbons (même avec l'adulte qui ne le fait jamais chier pourtant, et qui, même des fois, est sympa, merde, il pourrait faire un effort, sale morpion !!). Il casse les 3/4 des affaires qui l'entourent y compris les siennes : il jette son culbuto à travers la pièce et casse les vases, fais tomber son verre, pète ses jouets (tout ça pour en avoir des autres, raclure !), brise les affaires des autres (surtout les maquettes de ses frères aînés, p'tit bâtard !). C'est un gouffre financier qui n'a pas la moindre once de reconnaissance (en même temps, on ne comprend pas pourquoi il en aurait vu qu'il n'a pas demandé à venir au monde, que les parents assument et souffrent en silence, c'est bien fait pour leur gueule, z'avaient qu'à pas commencer !!). Il veut toujours qu'on achète des trucs idiots et moches qui font "nouveau". Il prend les autres pour ses esclaves (d'ailleurs c'est simple : tant qu'il ne parle pas il croit que tout lui est dû et il chiale s'il n'a pas tout tout de suite. Après, quand il parle, il te saoûle avec ses gérémiades (cf section “l’enfant est bruyant”). Il veut toujours des animaux qui coûtent cher pour ne pas s'en occuper et les laisser mourir de faim (section "l'enfant est dangereux") et pour que l'appart’ pue plus que lui histoire de couvrir son odeur pestilentielle (cf section "l'enfant pue").
  • L'enfant n'est adulte qu'à 30 balais.
Et encore ! Ca varie selon le degré de mongolisme.
  • L'enfant est con et formiste à la fois.
Il finit par mourir comme tout le monde, sa jeunesse n'est pas éternelle (ça c'est à destination de ceux qui pensent de manière un peu "ésothérique" assurer leur immortalité en pérennisant leurs misérables gènes), c’est d’un commun !
  • L'enfant est dangereux.
Il rend con par contagion (confère l'attitude des adultes au-dessus de son berceau... poussant des "areuh" affligeants). Il veut la mort de ses parents d'abord en les crevant à la tâche en les réveillant toutes les nuits pour bouffer (alors que le frigo n'est pas cadenassé, ça lui coûte quoi de se servir lui même !? Petit merdeux !), ensuite en laissant traîner les jouets sur lesquels il espère que l’adulte se vautrera, puis en les isolant dans des mourroirs pour toucher l'héritage. L'enfant a du coffre (cf section “l’enfant est bruyant”) et te perce les tympans avec ses cris stridents. Parfois il fonce près de l'eau ou du vide en espérant précipiter un adulte avec lui dans sa chute. Il se jette sur les animaux pour leur tirer les poils et des fois les couilles et en plus quand c'est à lui de s'en occuper il ne les nourrit jamais et il laisse la caisse du chat pleine de crottes (cf la section “L'enfant est anti-écologique, anti-progrès social, égoïste, en un mot capitaliste”).

Pour une dénatalisation volontaire !

vendredi 25 septembre 2009

WARVICTIMS "dogs of war" ep 4 t. + "lögnen om fredsavtalet" lp 9 t.

Les multichiées de groupes ayant repris le rythme de Discharge pour nous vomir des hectolitres de brulôts d'1min30 sont depuis les années 90 au moins au nombre de quarante douze milliards cent vingt cinquante mille. Les experts du disbeat (les avis diverges... diverges/disbeat... c'est drôle tout ça. On est une bande de jeunes, on s'fend la gueule) sont unanimes : le rythme en question soulage les nerfs et soigne la constipation.
Les principes actifs sont : une bonne dose d'efficacité, une rasade d'efficacité, un soupçon d'efficacité, et un poil de zob (je reste dans l'humour sous la ceinture) d'efficacité. 2 accords et un batteur qu'on dirait qu'il loupe un temps sur 2. Et ben, bien fait, c'est une pure jouissance.
Warvictims sont Suédois. Jusque là j'ai envie de dire "logique". Mais en plus ce sont de vrais stakhanovistes du disbeat ! Et là par contre ça défie toutes les lois du punk. On envisage parfois des grindeux comme de pur cinglés du split, du ep (Agathocles détenant probablement le record du groupe le plus fructueux en la matière), mais des crusty-punk voilà qui en étonnera plus d'un... je dénombre 17 productions (sans compter les participations à des hommages / compiles, etc) !! J'avoue ne pas avoir tout écouté. Et pour cause : d'abord il faut trouver tout ce merdier, ce qui n'est pas une mince affaire en France puisque les distros "spécialisées" super bien achalandées ne sont pas légions et que ça fait chier de commander toujours à droite à gauche pour un ep par-ci, un lp par-là (bonjour les frais de port) ; ensuite il faudrait que je rattrape un putain de retard ! Néanmoins entre les trouvailles vinyliques et les joies d'internet on arrive parfois à mettre la mains sur quelques bons skeuds. Je dis bien bons car ce n'est pas toujours évident. Les sons d'un disques à l'autre changent et on peut autant tomber sur le son purement génial, touffu et bien produit de l'album dont il est question ici et d'autres trucs bien moins audible (façon Disclose).

Il faut admettre que ce LP qui date déjà de 2008 semble être leur meilleure production. Des titres avant tout en suédois, bien foutus, avec une réelle inspiration. Un morceau presque mid-tempo tel "Det Heliga Kriget" est redoutablement bien construit et... ultra... efficace (je crois avoir déjà employé ce mot là, non ?!), le reste assure une cadence plus accentuée, mais sait parfois un peu ralentir pour mieux rebondir ("Bombregn" ou "Dödsbringaren") ou carrément booster le tir à fond. Toujours avec une bonne basse un peu saturé, la voix rocailleuse. L'apogée du groupe, très certainement.
Ah ça, je ne dit pas que si votre discographie est assez conséquente dans le genre vous n'aurez pas l'impression d'avoir déjà entendu ces morceaux ou ces accords, mais avec quelques écoutes vous percevrez bien la qualité de l'ensemble. Ce skeud est un condensé de tout ce qu'il s'est fait de bien en la matière.
"Dogs of war" est déjà plus quelconque et montre que le groupe ne fait pas que de la haute volée. Que du tout-venant avec une prod plus claire, moins élaborée. Et que des chansons plates en angliche. A mettre en plein milieu de la pile de tous les disbands, en leur accordant tout de même une certaine qualité de son (ce qui n'est ni le cas de leur coreligionnaire, ni leur propre cas sur la totalité de leur discographie) et un savoir faire certain (ce qui n'est pas le cas de... enfin... vous savez).
S'il vous faut un skeud de Warvictims c'est définitivement "lögnen om fredsavtalet". S'il vous faut un disband, c'est définitivement Warvictims. S'il vous faut autre chose sachez que je ne suis pas une épicerie, bordel !
On commence par un extrait du Ep :
"How many more must die" (ah ouais je vous avais pas dit que les paroles c'était aussi pur cliché discrust ?... ah ben comme ça vous êtes au courant)

Et puis là, un tube du Lp :
"Det Heliga Kriget" (je viens d'en causer, étonnant, non ?! Euh... niveau texte ben pareil que ci-dessus. La guerre, les ch'tit' n'enfants qui se font déchiqueter. Des trucs ragoûtants du genre. La routine...)

Bon la qualité des encodages n'est pas un top, mais on peut se faire une assez bonne idée de la sorte.

label (le leur en l'occurrence) : D-takt & Råpunk

dimanche 20 septembre 2009

The POWERCHORDS "I think I'm gonna" Lp 12 titres

This is PowerPop.
J'aurais pu résumer toute ma chronique par cette expression lue ici et là à propos de tel ou tel groupe génialissime utilisant ces termes pour définir une espèce de punkrock un peu pop dans sa manière de concevoir les morceaux, mais pas dans sa manière de se produire ou de se distribuer (sinon pourquoi en faire des lignes ?).
Pas franchement super anglophone, je n'ai probablement pas toujours tout pigé aux textes, mais il m'a tout de même semblé que leurs paroles étaient parfois (rarement ?) un peu plus profondes qu'une flaque de pipi. Du moins pour celles de la face A (oui, c'est un insert, mais j'ai qu'une face d'imprimé... super !). A contrario certaines doivent être bien crétines ("Tia Carrere").
Variant les plaisirs entre du Buzzcocks et du Briefs inspirés, ces ricains ne misent que rarement sur les morceaux rapides, même si rares sont ceux qui durent longtemps, mais sur des gimmicks efficaces ("Dummy") et des mélodies bien trouvées. Les subtilités se trouvent très souvent dans l'inventivité et, quand vous aimez le son, dans une basse bien mise en relief ("Games", "She's a virgin") ce qui colle au son 77 par excellence. Ils arrivent (comme leurs compatriotes des Briefs) à exceller dans le quasi-désuet, plaçant une charge bien pop (le quasi-pixiesien titre "with you"). Poppunk ? Powerpop ? Rockpunk ? Tous ceux qui ont des affinités avec la recherche d'efficacité mélodique devraient, avec ces "Accords de puissance", y trouver leur compte.

En écoute : "Dummy" (1er titre de la face B, j'ai monté un chouia les graves, je trouve que le son est plus étoffé)














label : Screaming Apple
site : ???

jeudi 17 septembre 2009

Les MARTEAUX PIKETTES "s/t" Ep 4 titres

4 filles et un batteur qu'on nous dit.
Derrière ce nom nul digne d'un groupe québecois se cachent (oui, enfin... personne ne se cache vraiment. C'est pour la formule) ainsi 4 énervées et un énervé, ou des énervés ou des énervé/E/s (tournure au choix, j'suis pas sectaire) qui balancent sec. Chaque titre sent bon le vieux punk bien franco de toute la fin des années 70 / début 80. Son ronflant assez saturé pour des titres bien rock'n roll avec ce qu'il faut d'imagination pour ne pas se sentir obligé de toujours booster le tempo pour faire semblant d'être agressif.
Pas grand' chose à dire sur ce disque. Il est purement excellent. Dès lors qu'on tripe un tant soit peu pour les "vieuseries" actuelles, le punkrock avec chant en français ou simplement l'énergie (surtout quand elle est communicatrice à ce point).

Après, à la lecture de cet incroyable nom, comment ne pas évoquer :
  • Les Pentes Marteaux (contrepet du rock français), ou encore
  • Woody Wood Pikette (oiseau aigre à l'attaque trop franche de nos forêts)... et donc, évidemment
  • Le (Hocus Pokus) Martin (Circus) Pikette (approximatif oiseau alcoolique des rivières), voire
  • Nelson Piqueur (conducteur de Formule 1 cleptomane [alors, celle-là, je sais même pas d'où j'la sors !]),
  • Pokette Marto (groupe punk de poche), ou, pourquoi pas
  • Les Requettes Marteaux (poissons sphyma-fonctionnaires des eaux salées) ? ...
Alors je vous le demande à nouveau : "Comment ne pas évoquer tout cela ?". 'Suffit d'écouter ce picture disc autoproduit et d'arrêter le round-up au petit-déjeuner.












vendredi 11 septembre 2009

Curlee Wurlee - concert 9/9/9 - La Rochelle

A priori le Barbarella, bar sur le Quai Valin (Valin pas Varlin !) de La Rochelle, est l'une des rares (pour ne pas dire la seule) entités qui organisent des concerts rock'n roll / punk-rock. Il y a peu de temps que nous avons immigré en ce pays, mais en la matière je pense que nous avons déjà fait quasiment le tour.
Curlee Wurlee joue vers 22h. Pas de première partie d'annoncée sur la malheureuse affiche A4 placardée sur les halles du marché. Soit. On boira plus doucement, voilà tout.
Effectivement pas de première partie prévue, nous nous asseyons en terrasse vers 20h30 et attendons en sirotant notre pinte de Stella tranquillement.
2 grosses mémés sont à la table d'à côté et bouchent un peu la vue que l'on a sur le Vieux Port, mais la soirée est chaude et douce ; on discute tranquillement... et on attend que la "faune" arrive.
La terrasse est sur le large trottoir. Elle est quasiment pleine mais pas de dégaine un peu louche, ni de coiffe extravagante. Il y a bien un gars tatoué sur le bras droit, là, "à 11h", mais sinon rien d'autre.
2ème pinte. On se dit qu'à se rythme on s'ra rond comme des queues de pelle en moins de deux.
Le groupe commence à faire les balances. Ouf, le concert a bien lieu. On finissait par douter.
Les vieilles d'à côté sont effrayées par le bruit. Pourtant le son, toutes portes fermées, est loin d'être violent et Curlee Wurlee c'est pas Extreme Noise Terror, mais des oreilles formatés à la soupe au sirop d'André Rieu sont rapidement agressées par un peu d'électricité dans l'air.
Poliment (on est poli à La Rochelle), elles s'excusent de nous déranger, passent derrière nous et nous saluent. J'aurais du leur tirer leur sac, elles auraient peut-être dit merci aussi...
M'enfin... on va pas se plaindre de tomber sur des gens civilisés non plus.
Petit à petit la terrasse se vide...
Un des gars du bar se met à l'entrée avec la caisse. Une blonde souriante, l'air de rien, paie sa place. C'est la première. Je n'ai vu personne d'autre le faire avant qu'arrive notre tour.
On attend encore les descentes de psychos, de scooter-men, de punks, d'Elvis-clônes. Mais rien. 10 pecnauds en terrasse et nous 2.
Un couple arrive et s'assoie à deux tables de la nôtre. Jeans retroussés, badges, ch'veux gominés, madame tout de noir vêtue. C'est cool, ça va arriver...
3ème pinte.
Bon, après 3 ou 4 lampées, on se dit qu'on va payer. Je n'en reviens pas. Il y a des groupes comme ça qu'on suit pendant une paire d'années et qu'on loupe. Les Curlee sont déjà passés au Pits à Courtrai (Belgique), mais je ne les avais jamais vu. Pourtant le groupe n'est plus de toute première fraicheur : le premier Lp ("She's a pest" 17 titres [Crazy Love records]- bourré de tubes) a déjà 8ans, le second ("Oui oui" 17 titres [soundFlat records]- bien chiadé lui aussi) déjà 3 (et le prochain c'est pour bientôt). Mais j'ai pour habitude de rater les bons concerts. Et puis le rock'n roll est revenu à la mode, c'est même branché si j'en crois les cons de la télé... alors pourquoi si peu de monde ?!
Passé le choc, on entre, paie et attendons au bar.
L'orgue Hammond trône sur scène, le bac à disque à deux pas sur la gauche.
Pour un troquet le Barbarella est assez profond et large. Le bar est au fond en arc de cercle dans l'angle ; il y a une "vraie" scène (en bois je crois) semi-circulaire de 15 ou 20cm de haut sur la gauche de la pièce. Le cadre est plutôt agréable. Il y a des canapés sur la droite un peu avant la scène, presque en face.
Il y a 2 types au bar dont un pas souriant pour deux sous (et même pour plus si j'en crois le prix des bières). Peut-être qu'il venait de se faire larguer, peut-être était-il accablé de ne pas avoir fait suffisamment de pub pour le concert, ou par le peu d'intérêt du Rochelais par la bonne musique, ou peut-être qu'il est constipé de naissance, je ne sais pas. Peu importe on ne vient pas pour rouler des galoches au patron, mais bon, j'aime bien être reçu agréablement. C'est un de mes défauts je crois. Le second, plus cool visiblement, semblait étonné quand, à l'entrée, on a refusé de prendre notre monnaie vu l'absence de public. On n'est pas riche, mais on n'est pas chien pour autant. Et puis j'avais 2 pintes dans le nez et la troisième bien entamée.
10 minutes plus tard, le groupe commence à jouer. Le son est bon et malgré le peu de monde et l'ambiance assez froide, le groupe assure. Les morceaux sont bien torchés ; discret il y a tout de même un vrai jeu de scène (le bassiste jouant les monstres le temps d'une chanson, la chanteuse/organiste très dynamique), en tout cas une vraie présence. Le groupe ne s'emmerde pas et nous non plus.
Curlee Wurlee joue sur un créneau très pop 60ies et rockpunk, mêlant fausse naïveté, compo bien foutue, entêtantes, et une pêche communicatrice. Une sorte de bonbon acidulé avec un coeur fondant parfumé au poivre de Cayenne.
J'ai terminé ma pinte.
Ce soir, je m'y retrouve bien, ils ont pas mal joué du second album et quelques morceaux du prochains, mais peu du premier. Au milieu de tout ça, une reprise boostée (évidemment) uniquement musicale de Nino Ferrer ("Les cornichons"). Excellent !
Dernière chanson. Déjà ??!! Mais les tubes du premier ?!
C'est fini.
Un glandu réclame la reprise des Calamités de "She's a pest" (le glandu, c'est moi)...
Réaction négative du groupe.
Alors "Pestoonette" !
Ah, "Pestoonette" on peut faire, dit la chanteuse... j'suis "r'péré" (faut dire que la salle est loin d'être remplie !), mais 10 secondes plus tard ils clôturent le set avec ce titre ! "Mon" titre (j'adore la mélodie et le chant là-dessus). Sympa.
Tout est bien.
On sort et on discute le bout de gras avec la chanteuse et un peu le guitariste. J'ai honte de n'avoir rien retenu de toute ces années de cours d'allemand et ne peut quasiment rien dire aux autres membres.
Curlee Wurlee sont bons sur disque. Ils sont excellents sur scène, mouillent la chemise (et prennent froid après le concert) et par dessus le marché sont fort sympas et pas cons. C'est pas une grosse claque, ça, ma bonn' dame ?!
Des fois, par contre, moi, je suis très con : con de ne pas les avoir vu plus tôt, con d'avoir laissé l'appareil photo à l'appart, con d'avoir oublié d'acheter le T-shirt au concert, con de n'avoir même pas pensé à leur offrir un coup à boire.
Leur tournée est encore en cours... bientôt sur Lille (cf l'agenda Chpunk)